Nos lectures de décembre 2013 : LES PRIX LITTÉRAIRES 2013

Première partie de la réunion : Discussions

Le quatrième mur, de Sorj CHALANDON (Grasset), présenté par Maggy et Aline (qui est « sortie glacée de ce roman brûlant » !)

indexL’auteur raconte la mise en scène de l’Antigone d’Anouilh, à Beyrouth, en 1982, c’est-à-dire en pleine guerre. Les déboires du metteur en scène (Samuel) et de son ami Georges, qui prend le relais lorsque Samuel tombe malade et ne peut continuer. Les tirs en bruits de fond continu pendant les répétitions. La distribution qui attribue les rôles à des comédiens de toutes origines : sunnite, druze, arménienne, etc. La trève qu’il faut obtenir pour que la représentation puisse avoir lieu. La contemporanéité de l’oeuvre (créée en 1944) dans laquelle toutes les tendances peuvent se retrouver puisque l’ordre établi triomphe avec Créon, la résistance élève la voix avec Antigone.

Beyrouth comme théâtre des événements, dans les deux sens du terme. Un livre sur la guerre, « désespérant et beau », « long à digérer » pour Aline ; « à lire en trois jours », selon Maggy (pour ne pas souffrir trop longtemps).

Prix Goncourt des Lycéens, mais peut-être pas à mettre entre toutes les mains ?

Plonger, de Christophe Ono-dit-Biot (Gallimard), présenté par Bernadette et Lysiane.

gd prix roman Aca 2013Un livre qu’on a du mal à quitter ; d’une très belle écriture.

L’histoire d’amour d’un journaliste et une artiste photographe. L’histoire d’un contresens insupportable pour l’héroïne puisque son oeuvre est rendue célèbre par un article du héros… qui l’a mal comprise. Dans ce malaise naît un enfant désiré par son père mais pas par sa mère qui choisit, elle, d’adopter un requin ! – symbole du monde de l’art et de l’argent qu’elle éprouve le besoin de fuir…

Au revoir là-haut, de Pierre Lemaître (Albin Michel), présenté par Pierre Belaval.

indexUn gros livre dont l’action se situe à la fin de la Grande Guerre (entre 1918 et 1920). Avec un humour grinçant, on y suit trois personnages : le lieutenant Pradelle (qui est un salaud !) ; Albert, que Pradelle veut tuer pour l’empêcher de dire ce qu’il sait de lui et qui n’est pas joli du tout ; Edouard, qui sauve Albert et devient son ami.

Au fil de l’histoire, c’est d’abord la description des hôpitaux (Albert et Edouard sont des « gueules cassées » des tranchées) : la tentative de survie, de rétablissement ; et puis le contexte de l’après-guerre : la répulsion des civils à l’égard des anciens soldats qui portent sur leur visage les horreurs que l’on cherche à oublier, la nécessité de se débrouiller, la fortune qui leur sourit au profit d’une arnaque…

Un roman captivant, percutant (« Il faut s’accrocher un peu », dit Pierre), avec tous les effets que certaines données historiques peuvent produire sur le lecteur.

la guerre des crayonsOdile en profite pour présenter rapidement La Guerre des Crayons (Parigramme), un très beau livre sur la Grande Guerre, rassemblant des dessins d’enfants que leurs instituteurs (de 2 écoles parisiennes) avaient invités à exprimer ainsi leur guerre. (Les dessins sont commentés, le livre étant de Manon Pignot, Roland Beller et Stéphane Audoin-Rouzeau.)

Et comme toujours, Paul, en nous écoutant, dessine ↓

dessin Paul 2013 12 12

Enfin, Catherine fait passer de table en table Les apparences, de Gillian Flynn (traduit de l’anglais, chez Sonatine) – mais ne l’ayant pas terminé elle ne peut en dire beaucoup, si ce n’est que la construction est intéressante, à deux voix ; qu’il s’agit d’un livre riche aussi bien quant au récit qu’à l’écriture.

Ceux qui ont lu la 4e de couverture en concluent que ça a l’air très bien… On en reparlera peut-être en janvier ? (La réunion de janvier a pour thème les romanciers et romancières américains.)

Grand Prix des lectrices ELLE policier.

En deuxième partie de réunion

Présentation par Jean-François ZIMMERMANN de son nouveau roman historique : La Rivière d’Or, deuxième opus d’une trilogie dont le troisième paraîtra dans un an.

jfz 1èreCe livre, qui fait suite à l’Apothicaire de la rue de Grenelle mais peut être lu séparément, reprend les personnages des trois frères, très différents les uns des autres mais se rejoignant en une chose : la détestation de Louis XIV. L’intrigue nous fait suivre les destins séparés de ces trois hommes, qui se retrouveront un certain jour, en un certain lieu, pour accomplir une même action, mais pour des raisons différentes…

Le thème principal de La Rivière d’or est la liberté de penser, la liberté d’entreprendre. Le contexte est celui du déclin du Roi Soleil.

L’auteur est resté aussi proche que possible du roman historique « pur et dur », convaincu de l’importance de la précision et de la rigueur du cadre historique d’un tel roman (« ne jamais toucher aux faits, ne jamais remettre en cause les personnages historiques ») ; mais il s’est tout autant concentré sur le schéma fictionnel afin de produire un roman d’aventure – historique et d’aventure – dont l’essentiel se situe sur les mers (océan indien, essentiellement).

Le Café littéraire de Lambersart est très heureux d’avoir pu découvrir ce livre en avant-première ; quelques-uns d’entre nous se le sont immédiatement procuré. Il sera en librairie le 15 décembre prochain.

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