Nos lectures d’avril 2014 : Femmes fatales en littérature

Compte-rendu de réunion – Livres présentés au Café d’avril 2014

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1- L’Excessive, d’Alexandra Lapierre, présenté par Maggy.

indexVoir éventuellement l’article de Béatrix de l’Aulnoit (Marie-Claire) : ici.

Autre livre conseillé d’Alexandra La pierre : Artemisia.

2- Le Roman vrai de la IIIème et de la 4ème République, par Gilbert Guilleminault, présenté par Paul.

prosper merimee carmen3- Carmen, de Prosper Mérimée, par Pierre.

Voir éventuellement l’article de Sophie Havette (Le Globe-lecteur) : ici.

4- Alex, de Pierre Lemaître, présenté par Paul.

Résumé de l’éditeur Albin Michel : ici.

Le site du Livre de Poche vous permet d’en lire un extrait : ici.

51H1KJ3ZT6L._SY344_BO1,204,203,200_5- Trop belle pour le Nobel, de Nicolas Witkowski, présenté par Bernard.

Voir éventuellement l’article d’Agnès Lenoire (SPS n° 273) : ici.

6- Alma Mahler de Françoise Giroud par Gérard

Voir éventuellement l’article de Uwe A. Oster : ici.

7- L’Atlantide, de Pierre Benoit, présenté par Gisèle.

Voir éventuellement l’article de Critiques Libres : ici.

8- Courtisane, Princesse, Sainte, Liane de Pougy de Jean Chalon, présenté par Odile.

Voir éventuellement la présentation de Jean Chalon (You Tube) : ici.

9- Livres présentés par Brigitte Niquet :

product_9782070360482_195x3201) Le Cheval blanc, d’Elsa Triolet

La femme fatale n’est pas le sujet principal du livre, il s’agit plutôt d’un homme, Michel, fatal malgré lui, doté d’un très grand pouvoir de séduction qui s’exerce aussi bien sur les hommes que sur les femmes, mais qui s’en moque et que rien ni personne n’intéresse assez pour qu’il se fixe longtemps. Il est « venu trop tard dans un monde trop vieux » et puisqu’il n’y a plus de cheval blanc à enfourcher pour délivrer une princesse aux longues tresses prisonnière dans sa tour, puisque sa « quête » n’a pas d’objet et que « l’inaccessible étoile » est vraiment inaccessible, puisqu’aucune Dulcinée n’est capable de le retenir, notre jeune don Quichotte erre dans la vie en parfait dilettante et, accessoirement (c’est ce qu’on appelle les « dommages collatéraux »), désespère ceux et celles qui s’attachent à lui.

Mais un jour, bien sûr, (on est déjà à la moitié du roman) il rencontre « la femme qui… », en fait son double féminin, une Suédoise prénommée Elisabeth. Elle semble au début très éprise de lui, qui s’en amuse plutôt tout en la trouvant très excitante, puis très vite elle se lasse et se tourne vers d’autres soupirants. C’est alors que Michel, comme il se doit, s’en découvre follement amoureux. Quand elle le quitte, il songe à se tuer. « Cette femme était vraiment un monstre. » Un monstre, peut-être pas, mais une vraie femme fatale, sûrement.

Cela dit, le roman est loin d’être fini, l’épisode « Elisabeth » n’aura duré que trois chapitres, Michel ne s’en consolera jamais vraiment mais ce n’est pas de cela qu’il mourra. Ne manquez pas ce très beau roman, paru en 1943, mais qui, à mon sens, n’a pas pris une ride.

2) Plonger de Christophe Ono-Dit-Biot

C’est l’histoire de Paz, une très belle Espagnole, une vraie femme fatale, et tout d’abord fatale à elle-même, on le sait dès le début, puisque son cadavre a été retrouvé nu sur une plage à l’autre bout du monde. Comment en est-elle arrivée là ? C’est tout le sujet du livre.

product_9782070134274_195x320Le narrateur, César, l’a passionnément aimée et, peut-être pour la retenir, lui a fait « par surprise » et contre son gré un fils, Hector. Elle l’a quitté un jour sans explications, les abandonnant lui et l’enfant, elle s’est enfuie sans laisser d’adresse, loin de cette Europe où elle étouffait. Pour Hector, à qui il doit la vérité sur sa mère, César va remonter le fil de ce très grand amour auquel Paz n’a pas répondu vraiment, par incapacité (« Ce n’est pas que je ne peux pas t’aimer, dit-elle à César, c’est que je ne peux pas aimer »), car elle faisait partie de ces êtres épris d’absolu « pour qui rien n’est jamais assez quelque chose ». Elle avait trop soif d’infini pour se contenter du « fini », quel qu’il fût, et cette soif, seule la mer peut la contenter. C’est en répondant à son appel que Paz trouvera la mort, sans la chercher, mais dans la logique de son destin.

C’est un livre fascinant, très prenant, d’une totale originalité et d’une très belle écriture. Il faut absolument s’y « plonger », s’y immerger, même. Nour le requin, qui danse sur la main de l’homme qui le caresse, vous y attend.

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