Coup de coeur pour « La fiancée américaine »

Eric Dupont, La Fiancée américaine, Editions du Toucan, 2014

Par François Lechat

Plus fort que Le Chardonneret, c’est le grand roman trop négligé de 2014 ! Oublions les coquilles qui parsèment les premiers chapitres pour ne retenir qu’une évidence : on lit rarement 750 pages aussi folles, tendres, fortes, jubilatoires et surprenantes.

couv_fiancee_americaine_def_moyenneSur un ton de conteur à l’ancienne d’abord, sous forme de témoignages ensuite, l’histoire de personnages tous plus inoubliables les uns que les autres, hors normes, traversant des événements tantôt cocasses tantôt tragiques, tantôt évoqués avec une puissance inouïe et tantôt suggérés avec des allusions d’une élégance rare, surtout pour ce qui concerne la mort, les choses du sexe et les affaires de cœur. On change d’époque, de pays et de héros à plusieurs reprises, mais pour rester dans le fil d’une légende familiale et voir tous les éléments se rejoindre dans les derniers chapitres en provoquant quelques surprises mémorables.

Du coup, le livre à peine refermé, on n’a qu’une envie : le reprendre pour repasser par des détails dont on avait négligé l’importance. Et cela marche : la surprise est moindre, forcément, mais le talent de l’auteur éclate encore davantage. A ne pas rater si on aime la neige, la culture catholique, l’Histoire et le tumulte des sentiments.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s