La littérature chinoise – Thou-Fou

Par Catherine Chahnazarian

En faisant des recherches (internet) sur la littérature chinoise, je suis tombée sur d’intéressantes anthologies et bibliographies :

Anthologie de SUNG-NIEN Hsu — Anthol. Abel-Rémusat t1Anthol. Abel-Rémusat t2

Chine_ancienne Bibliographie

La lecture de l’ouvrage suivant m’a donné très envie de m’intéresser à Thou-fou, poète chinois du 8e siècle :

Poésie de l’époque des Thang par Hervey-Saint-Denys

La vie de Thou-fou est d’un romanesque consommé : jeune homme, il abandonne volontiers l’idée de faire une Carrière avec un grand C pour se lancer à corps perdu dans la poésie – et la vie de plaisirs qui va avec. Remarqué par l’Empereur, il accepte l’idée de travailler un peu au Palais mais il réclame sans vergogne un salaire supérieur car les revenus d’un haut fonctionnaire ne lui suffisent pas ! Quand les Tartares passent par là, il fuit la province ; dès que les Tartares sont battus, il revient et accepte le poste de Censeur. Mais son franc-parler, alors qu’il prend la défense d’un ministre limogé, lui vaut un éloignement de la Cour. Il est supposé partir pour diriger une province, mais ça ne l’intéresse pas, alors il se dérobe. Commence pour lui une vie d’errance qui l’obligera à se nourrir des maigres fruits qu’il cueille et cuit au four des paysans. Il arrive dans une ville, on le reconnaît, on demande à l’Empereur ce qu’il faut faire de lui. Surprise : l’Empereur, peu rancunier sans doute, lui propose un poste. Mais ce poste est trop ennuyeux, alors Thou-fou le refuse et repart. Plus tard, ailleurs, on le reconnaît à nouveau. Cette fois c’est pour demander à l’Empereur l’autorisation de confier au poète une tâche intéressante qu’on lui écrit. Organiser la rénovation de monuments historiques, ça, ça lui plaît : Thou-fou accepte puisque l’Empereur est d’accord. Quand son protecteur meurt, il doit repartir en errance, mais riche cette fois car il a hérité de lui. Dans une province lointaine, il veut visiter un temple ; il se lance seul en barque pour atteindre l’endroit mais, horreur, il chavire ! Il rejoint péniblement des ruines sur une île… où il reste bloqué pendant 10 jours sans manger. Quand on l’y retrouve, il est évidemment en piteux état. Son sauveur, pour fêter ça, offre un banquet, et c’est là que Thou-fou va finir : il va trop manger et trop boire, son organisme ne va pas le supporter !

J’ai adoré l’impertinence et le goût de la liberté de ce poète dont je vous soumets ici un texte parmi ceux que présente Hervey-Saint-Denys dans le travail dont je vous ai mis le lien ci-dessus.

Présentation1(Cliquez l’image pour l’afficher en plein écran)


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