Nos lectures d’août 2015

Lambersart au mois d’août. Et pourtant on devait tout de même être huit au Café littéraire du jeudi treize. Mais l’orage s’est invité et certains ont dû laisser les livres pour des seaux et des serpillères. Qu’à cela ne tienne, un Café à cinq est toujours un Café.

Proposition de thème pour l’année prochaine : l’orage !

9782253150862-TLysiane a présenté L’équilibre du Monde, de Rohinton Mistry (Poche)

Ce roman de 1995 situe son intrigue dans un petit village de l’Inde dans les années 70, 80. Un tailleur musulman offre à deux jeunes indouistes la possibilité d’apprendre le métier chez lui mais, en accédant à la profession de tailleurs, les deux intouchables accèdent à un statut qui n’est pas celui de leur caste…

Un roman fleuve réaliste sur fond de conflits culturels et sociaux.

Odile a présenté Le facteur émotif, de Denis Thériaut (Anne Carrière, 2015)

couv1_250Ce facteur de quartier dans une ville du Québec de moyenne importance s’ennuie beaucoup. Le courrier n’est plus ce qu’il était : il distribue des factures et des feuilles d’impôts mais si rarement une vraie correspondance ! Alors ces lettres vont attirer son attention : un monsieur du quartier envoie à une dame des haïkus, ces petits poèmes à la mode japonaise dont la forme est très codifiée. C’est que, curieux, le facteur va se permettre de décacheter discrètement les enveloppes et se délecter de l’échange dont il est ainsi le témoin. Puis un jour le monsieur se fait écrabouiller par un autobus…

Cette lecture a enchanté Odile, un petit peu moins Paul, son mari, qu’un élément de l’intrigue qu’il serait dommage de révéler ici a mis un peu mal à l’aise, mais : « J’ai bien aimé ce livre, déclare-t-il, car j’ai « vu » des dessins japonais tout le temps ! Ça se passe au Canada et on baigne dans le Japon… Décalage intéressant. »

Paul a présenté L’année dernière à Marienbad, d’Alain Robbe-Grillet (Gallimard, épuisé)

index« Ce livre m’a profondément embêté, explique Paul. Comme livre. Mais c’est le scénario du film [d’Alain Resnais, 1961], et à ce titre ça m’a enchanté. » Lecture d’un extrait et court échange sur le jeu des allumettes qui occupe une place importante dans l’œuvre (avec l’hôtel et le parc !), jeu auquel le héros gagne toujours. Paul s’est renseigné : « Il y a bien un truc. Mais je l’ai oublié ! »

Le jeu de Marienbad ; le film sur Daily Motion (en 5 parties).

Lire la lettre-récit de Paul sur le livre et le film, le Nouveau roman et l’énigme du jeu : pdf 04/11/2015.

9782330048815J’ai présenté Le charme discret de l’intestin, de Giulia Enders (Actes Sud, 2015)
Non, non, ce n’est pas un roman. C’est un livre de vulgarisation scientifique qui s’avise de parler, sur le ton de l’humour, de choses qui nous concernent… intimement. Passionnant et drôle, éclairant surtout, j’ai voulu présenter ce livre pour le bien qu’il peut faire à son lecteur !

Agnès, qui rejoignait le Café pour la première fois, a présenté Seuls dans Berlin, d’Hans Fallada (Denoël, 2014)

product_9782207112380_195x320Un immeuble et ses occupants dans une rue de Berlin. Chacun a sa manière de vivre le nazisme et les succès remportés par Hitler en cette année 1940. Parmi eux, un couple se contente de faire le dos rond ; mais la mort au combat de son fils unique va changer les choses. « C’est l’évolution d’une psychologie face au rouleau compresseur du nazisme, explique Agnès » qui ajoute que, réticente au départ, pour avoir lu un certain nombre d’autres livres sur la question, elle a réellement été conquise par celui-ci. « C’est bien écrit, précise-t-elle, très fluide, et il n’est pas sans intérêt de savoir que le titre allemand du livre est Jeder stirbt für sich allein, ce qui signifie : Chacun meurt pour soi tout seul »…

Cathcaf


3 réflexions sur “Nos lectures d’août 2015

  1. Je confirme : Seul dans Berlin est un excellent livre. J’étais pourtant assez réticente au départ, mais j’ai été « scotchée » et mon mari François (piètre lecteur en général) aussi.

  2. J’ai du mal à comprendre comment on peut être profondément embêté par un livre (L’année dernière à Marienbad) mais être enchanté par ce même texte parce qu’il est le scénario d’un film célèbre. Paul, explique-moi !

  3. J’ai mal rédigé mon compte-rendu ? Comme oeuvre littéraire, c’est casse-pied. On en a d’ailleurs profité pour discuter un peu du Nouveau Roman – qui personnellement m’ennuie en général profondément et dont Odile regrette que cela ne se lise plus. Comme scénario, par contre, c’est super, parce que le fait que le fil narratif soit dé-chronologéisé volontairement par l’auteur dérange moins.

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