« Sucré, salé, poivré »

Par François Lechat

Mary Wesley, Sucré, salé, poivré, Héloïse d’Ormesson, 2015

Trente ans après sa parution en anglais, on réédite ce livre encensé par L’Obs et qui aurait pu être une réussite. Car on s’attache à son héroïne, une jeune femme de très bonne familleeho_wesley6c-252x368 contrainte de vivre de ses charmes et qui parvient à dissimuler son activité tout en y mêlant de véritables sentiments. Plusieurs personnages secondaires sont également attachants, dont un chapelier timide et un jeune Noir qui aime porter des culottes de femme en soie. L’intrigue est prenante, car on aime toujours savoir qui a couché, qui couche ou qui couchera avec qui. Mais à l’exception de certaines pages d’une agréable légèreté, l’ensemble est écrit sans invention, sans arrière-plan, sans rien qui donne de la profondeur ou de la densité à des scènes rapportées trop brièvement, trop factuellement. Le livre est sucré, mais il lui manque le sens de la littérature pour être aussi salé et poivré.


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