Nos lectures d’octobre 2015 : Marie Darrieussecq

Nous étions 20 à avoir lu du Darrieussecq et à nous réunir pour en discuter, Marie Darrieussecq étant la marraine de la Nuit des bibliothèques du 17 octobre prochain.

C’est chez P.O.L. que l’auteure a été le plus souvent publiée.

livre-truismes  livre-le-bebe_2livre-le-pays…etc.

Nous avons passé chaque ouvrage en revue (et nous les avions tous !) : ceux qui l’avaient lu lui attribuaient une note sur une échelle de 0 à 5, et nous ouvrions une petite discussion. Toutes ces discussions ont été intéressantes, par la confrontation des regards des uns et des autres sur un même livre et, parfois, par les divergences dans l’attribution d’un note finale. Quelqu’un pouvait, par exemple, défendre Darrieussecq sur un point précis contre l’avis négatif d’un autre et lui attribuer pourtant une note de 1/5 ; quelqu’un d’autre pouvait trouver des défauts à une oeuvre et lui attribuer une note de 4…

9782226315403mC’est Truismes (1996) qui avait été le plus lu (10 personnes) ; c’est Le bébé (2002) et Le pays (2005) qui ont remporté la meilleure note moyenne (4,5/5), avec Péronille, la chevalière, un conte pour enfants paru chez Albin Michel (2015), qui n’avait été lu que par 2 lectrices mais chacune lui ayant attribué la note de 5/5 ! Clèves (2011) fait le plus mauvais score (5 lectrices et une moyenne de 1,5/5), et Il faut beaucoup aimer les hommes (2013) a récolté les avis les plus partagés (9 lecteurs lui valant une moyenne de 3,5 avec des notes allant de 1 à 5).

Cet article serait beaucoup trop long s’il fallait rendre compte de tout ce qui a été dit au cours de cette réunion, du reste bien agréable. Signalons que nous avons été frappés par la récurrence des thèmes de la mer, du langage et des fantômes chez Darrieussecq ; et par l’attrait de l’auteure pour le mystère et le fantastique, avec comme pierre d’achoppement récurrente que le lecteur se demande parfois qui parle, où la scène se passe, ou se pose des questions sur le sens à tirer de certaines pages.

livre-medicis-prix-des-prixBref, une oeuvre en dents de scie, moyennement appréciée, sans pour autant susciter de rejet, à l’exception de Clèves, pour certains « sale, vulgaire, glauque ». « Il n’y a aucun des ingrédients attendus dans un roman, disait quelqu’un. L’auteure ne rend même pas son héroïne attachante ». À noter que Il faut beaucoup aimer les hommes a vraiment plu pour sa manière originale de traverser les thèmes de l’Afrique et de Hollywood, ainsi que celui de la passion (non entièrement partagée) entre un homme et une femme. Ce livre a, en outre, suscité l’envie de revoir des films, de s’intéresser à des cinéastes, ou de relire Aimé Césaire.

Liste des oeuvres de Marie Darrieussecq/Nos notes

Cathcaf


Une réflexion sur “Nos lectures d’octobre 2015 : Marie Darrieussecq

  1. Merci pour ce compte-rendu qui permet de sentir le déroulé de la rencontre et la convivialité malgré des points de vue très contrastés. J’ai beaucoup apprécié l’effort de participation de tous mais il faut souligner que cela a été possible parce que la subvention de l’appel à projet a permis de faire circuler les livres depuis le mois d’Août; moi-même, je n’aurais pas pu lire tous les livres sans cette opportunité

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