Nos lectures de novembre 2015 : Ces livres qui nous ont fait du bien

Un thème pas si facile à cerner ! Quelle différence avec les livres qui nous ont fait plaisir ? Faut-il qu’ils nous fassent rire pour nous faire du bien ? Annie-France suggère qu’il s’agit simplement d’un livre dans lequel le lecteur aura trouvé quelque chose qu’il attendait, même si cela ne tient que sur quelques pages ou ne constitue qu’un aspect du récit.

9782246784920-T_0Michel a présenté Exobiographie, de René de Obaldia (Grasset), dont il avait déjà posté sur ce blog une critique en forme de coup de coeur. Tant la construction du livre que l’œuvre et la vie d’Obaldia ont enthousiasmé Michel, sensible à l’humour de l’auteur et passionné par ses récits.

A 97 ans, Obaldia semble toujours jeune, souligne Michel qui aurait bien voulu le rencontrer !

Lire le discours de réception d’Obaldia à l’Académie française où il prenait la place de Julien Green, lequel avait spécifiquement demandé qu’on ne fasse pas son éloge, comme le veut pourtant la tradition.

9782226314833mMaggy a ensuite présenté Jules, roman de Didier Van Cauwelaert (Albin Michel).

L’action démarre à l’aéroport d’Orly où un vendeur de macarons est séduit par une jeune femme sexy, accompagnée d’un chien – parce qu’il se fait que, suite à une agression, elle a perdu la vue. Une opération va la sauver mais elle doit alors se séparer de Jules, qui peut être utile à une autre famille. Mais Jules ne l’entend pas de cette oreille et s’enfuit de son nouveau foyer pour rejoindre le vendeur de macarons. Celui-ci va alors tenter de ramener l’animal à son ancienne propriétaire…

Une belle histoire d’amour et un chien qui rend bien des services !

(Mais comment l’éditeur a-t-il pu se tromper de race de chien sur la couverture du livre ?)

product_9782070458639_195x320Agnès a présenté Petits suicides entre amis, roman d’Arto Paasilinna (disponible en Folio).

L’auteur y décrit sa Finlande natale, ses steppes… en jetant sur la vie un regard décalé, plein d’un savoureux humour noir.

Un homme décide de se suicider. Mais alors qu’il va passer à l’action, il rencontre un autre homme qui avait eu la même idée que lui. Ils se mettent à discuter à décident de former une association à laquelle se joindront bientôt d’autres candidats au suicide…

Pour Agnès, c’est le ton du livre, qui fait du bien !

arton138Catherine B. a ensuite parlé de Traîne-savane, de Guillaume Jan (Intervalles). Le premier chapitre est disponible en ligne ici.

L’auteur-narrateur part à l’aventure au Congo (Brazzaville). Conquis par l’Afrique, il raconte les gens, l’ambiance, les bruits, les dangers, etc., et un voyage à la rencontre des pygmées, réalisé avec une jeune femme qui deviendra sa femme selon les rites locaux avant d’être confirmé selon les conventions occidentales. Son art de l’énumération contribue à rendre compte d’un « monde en pleine vitalité ».

La vision de l’Afrique de Guillaume Jean n’est pas aussi naïve qu’elle peut sembler l’être, ajoute Catherine. Il évoque la vie de Livingstone, les dégâts laissés par Léopold II, l’exploitation des richesses aux profits de l’Europe…

product_9782070461448_195x320Nicole a présenté Le liseur du 6 h 27, de Jean-Paul Didierlaurent (disponible en Folio).

Le héros de ce roman porte un nom qui incite les gens à le ridiculiser. A 36 ans, il passe son temps à essayer de se faire oublier. Travaillant dans une usine, à une machine qui broie des livres (un pilon !), il en sauve quelques feuillets par-ci par-là, dont il prend l’habitude de faire la lecture à ceux qui, comme lui, prennent le RER de 6 heures 27.

« Tous les personnages sont originaux, explique Nicole, et attachants ». Le livre est drôle, empli d’humanité. Pour ce nouvelliste, il s’agit, en outre, d’un premier roman.

9782253179900-TAline a raconté L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, de Romain Puértolas (disponible en Poche).

Elle a choisi ce roman pour son récit délirant, pour le non-sens qui contribue à la détente du lecteur. Un fakir du Rajasthan doit renouveler sa planche à clous et choisit de l’acheter chez Ikea. Commence alors un périple burlesque, dans une écriture sans prétention mais drôle : « Il n’y a pas de recherche de style, de 9782330048815vocabulaire ou de composition ; ce n’est pas de la grande littérature, mais ça ne fait rien », conclut Aline.

Catherine C. a ensuite présenté Le charme discret de l’intestin, de Giula Enders (Actes Sud), essai de vulgarisation scientifique très réussi car fiable,  drôle et décomplexé. Déjà présenté en comité restreint, plus longuement cette fois. Lire l’article séparé.

9782020136327Brigitte explique que ce qu’elle aime lire est plutôt sombre, la fait rire éventuellement mais sous l’effet d’humour décalé et noir. Elle aurait pu, dit-elle, présenter Vivons heureux en attendant la mort, de Pierre Desproges (Seuil), dont elle adore le regard sur le monde et la condition humaine. Mais, ayant lu dans La Voix du Nord, un article consacré à Lori Nelson Spielman, vantant son 2e livre, 9782749143354Un doux pardon (Cherche Midi), comme un livre qui fait du bien, elle l’avait commandé et l’a courageusement lu jusqu’au bout. Déception !

Une jeune fille à qui tout réussit (elle est présentatrice d’une émission de télé-réalité carrément guimauve, elle a un amoureux formidable…) décide de se réconcilier avec sa mère. Après les péripéties d’usage, le happy end attendu rendra heureux le lecteur sans ambition.

9782253124801-001-TMuriel avait choisi de parler de No et moi, de Delphine de Vigan (disponible en Poche).

Une jeune fille de treize ans, intelligente et réservée, est en avance à l’école. En seconde, elle se trouve en décalage avec les filles de seize ans qui peuplent sa classe. Mais cela ne fait rien : Lou Bertignac cherche à comprendre les choses, se documente, observe beaucoup les gens… Elle rencontre Nolwenn, bientôt 18 ans, dans la rue. Une amitié se noue, qui va se développer autour de la volonté qu’a Lou de sauver No. Un troisième personnage, Lucas (qui pour Muriel aurait pu avoir lui aussi son nom dans le titre) se joint à ce duo.

« Ce sont trois personnages en souffrance », explique Muriel, qui se caractérisent par l’envie d’aider les autres. C’est la chaleur humaine émanant de leurs démarches qui l’a poussée à choisir celui-ci comme livre qui fait du bien. « Mais c’est pas gai, gai, hein ! » précise Brigitte.

9782253088905-001-TCatherine F. voulait présenter Orgueil et préjugés, de Jane Austen (disponible en Poche), dont le romantisme, à son avis, fait du bien ! Par manque de temps toutefois, Catherine décide de passer son tour pour permettre à Dominique et Marillys de présenter leurs livres.

Voilà qui nous décide à choisir Jane Austen comme l’auteur « classique » qui fera l’objet de la réunion du mois de juin 2016 (voir Nos prochains rendez-vous).

v_2707314161Dominique a alors présenté Marin mon cœur, d’Eugène Savitzkaya, auteur de textes courts et poète belge d’origine russe (Minuit).

Ce livre est « un instantané très tendre sur les premières années de son fils », explique Dominique qui trouve l’auteur « éblouissant » et l’a « toujours dans la poche ». La faible voix de l’intervenante, sous les cris de joueurs de billards s’amusant dans la salle d’à côté, l’empêche de développer son propos, mais son enthousiasme intrigue et l’on note le nom de cet auteur !

9782020500753Marillys voulait parler de deux livres. Tout d’abord Le voyage de Théo, de Catherine Clément (Seuil).

Théo a une maladie que sa mère tente de soigner par le voyage. Tous deux se retrouvent en des lieux divers, à la découverte des religions, « cherchant des réponses ». Le petit garçon – qui a son franc-parler – et sa mère n’hésitent pas à interroger les gens : le livre « ouvre une multitude de questions à travers des personnages folkloriques (au bon sens du mot) », explique Marillys.

Elle évoque ensuite brièvement Le fil du destin, de Maria Dueñas (le-fil-du-destinFrance Loisirs).

Le livre commence au Maroc où une jeune couturière espagnole se retrouve seule, dans les années 30-40, au moment de la montée du nazisme. Un livre historique, d’amitié et d’amour que Marillys nous recommande vivement !

9782265098800Enfin, Annie-France recommande deux livres :

Et je danse, aussi, d’Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat (Fleuve éditions) : « J’aime beaucoup ces deux auteurs, explique Annie-France, mais je me demandais comment ils écriraient à quatre mains… C’est réussi : c’est un livre qui fait du bien. La littérature épistolaire change de support et ces échanges de courriels sont très agréables à lire. Du mystère, de l’humour, de l’émotion et des réflexions sur l’acte d’écrire… Que demander de plus ! »

8329Dieu au vif, de Colette Nys Masure (Mediaspaul). « Très complète présentation de l’éditeur ! s’exclame Annie-France. Je ne peux qu’ajouter mon émotion à cette lecture. C’est écrit très simplement mais la poésie est omniprésente. Colette NM est vraiment une personne près de qui on a envie de vivre ! Certes, je ne partage pas sa foi mais je le regrette. »


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