Harper Lee

Par Cathcaf, en complément à l’article d’Annie-France sur la version audio de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur.

9782246857730-001-X_0Nelle Harper Lee avait reçu le prix Pulitzer en 1961 pour son « premier » roman, To kill a mockingbird (1960). Ce livre est très longtemps resté le seul roman de Harper Lee. Trente millions d’exemplaires vendus, un énorme succès aux Etats-Unis et dans le monde. Je l’avais lu en anglais quand j’étais jeune et que je voulais devenir bilingue 😉 J’avais adoré !

9782246858683-001-X_0Go set a Watchman , publié 55 ans plus tard (2015), reprend les mêmes personnages avec 20 ans de plus. Mais c’est en réalité le véritable premier roman de l’auteur : l’éditeur avait demandé à Harper Lee de rajeunir ses personnages… d’où To kill a mockingbird.

En français, Va et poste une sentinelle est publié chez Grasset. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur aussi.

FILE - This March 14, 1963 file photo shows Harper Lee, author of the Pulitzer Prize-winning novel, "To kill a Mockingbird." Publisher Harper announced Tuesday, Feb. 3, 2015, that "Go Set a Watchman," a novel Lee completed in the 1950s and put aside, will be released July 14. It will be her second published book. (AP Photo, File)/NY122/844183792565/MARCH 14, 1963 FILE PHOTO/1502031643Les critiques sont partagées sur Go set a Watchman (Va et poste une sentinelle). La ressemblance avec le « premier » roman pose problème à certains, en enchante d’autres… Quand il est sorti aux Etats-Unis, les gens se sont jetés dessus !

Harper Lee  (ci-dessus en 1963) est morte en février dernier, à 89 ans. Elle avait fui les médias et le succès, effarée par celui-ci. L’aura-t-il empêchée de continuer à écrire ?

Voir la succession de pages qui lui sont consacrées dans L’Express, ou cet intéressant article de Bibliobs.


Une réflexion sur “Harper Lee

  1. De la part d’Alain Queval

    L’ombre du silence règne sur les œuvres qu’on n’aura jamais le temps de lire. Depuis quand le silence des choses leur fait-il de l’ombre ? La réponse est : depuis qu’elles en ont une, et n’ont pu faire autrement que s’y apercevoir dès lors que la lumière est faite, comme on dit dans les histoires policières. Mais le bruit qu’on en fait alors suffirait-il à les éclairer ? Y suffire, certes pas, mais y contribuer, oui, ne serait-ce que d’y avoir ôté le voile muet sous lequel se cachait l’ombre au royaume de l’incognito. Ce matin Annie-France et Catherine au café littéraire de LAMBERSART appellent notre attention sur l’affaire LEE HARPER (Nell HARPER LEE), auteure en 1960 de To kill a Mockingbird, succès de librairie foudroyant couronné dans la foulée par le prix Pulitzer (diversement traduit chez nous sous différents titres). Le cinéaste Robert MULLIGAN en tirera un film qui vaudra, c’était en 1963, un oscar à son interprète Gregory PECK dans le rôle de l’avocat défenseur d’un noir accusé à tort par la haine blanc crasseuse : le titre français en deviendra Du silence et des ombres. Ce film, j’avais quinze ans quand je le vis dans l’un des deux cinémas de LIÉVIN où j’allais tous les dimanches après-midi car nous n’avions pas la télévision, et j’en éprouvai d’autant plus durement l’injustice qu’il dénonçait que c’était dans l’année où notre mère disparut subitement des suites de ce qu’on appelait alors une congestion cérébrale, nous laissant orphelins de sa présence dans les salles de l’Alcazar ou du Casino. Il ne me vint jamais à l’idée de lire l’ouvrage dont fut tiré le film. Ce n’est que dans les circonstances de la récupération commerciale de ce qui passe pour avoir été son premier jet qu’il m’aura été donné de me ressouvenir de cet épisode qui n’eut jamais de suite, mais qui dura jusqu’à l’heure d’aujourd’hui… et sans aucun doute toutes celles des lendemains qui m’attendent peut-être encore. HARPER LEE fut l’amie d’enfance de Truman CAPOTE, qui la fit travailler avec lui sur la préparation de cet autre succès d’édition : De sang froid, au cours de laquelle il se servit des confessions d’un assassin emprisonné. Il advint que CAPOTE eut à se plaindre du harcèlement que lui aurait fait subir sa collègue ; qu’en fut-il réellement ? Le bruit des plaintes cachait-il une rancune ? Le silence d’un manque de réponses en masquait-il d’autres ? Il est d’anciennes amitiés d’enfance que gâte la vie des adultes. Celles de CAPOTE et HARPER n’y échappèrent pas. Toujours est-il que l’oiseau moqueur (sur lequel était-il sérieusement question de tirer ou d’éviter de le faire ? Voir la dernière traduction, intitulée Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur…) aura vieilli dans la solitude avant qu’on nous ressorte ce Va et poste une sentinelle ; le titre original est Go set a Watchman, dans l’interprétation conforme selon Pierre DEMARTY chez Grasset… éditeur où notre traducteur publie également Mange et fais pas chier. Dans les temps de mon enfance où LEE HARPER fit parler d’elle, un oiseau venait tous les matins déposer sa fiente sur la pierre de la terrasse de la maison que nous habitions ; nos parents disaient en la voyant : « ah ! Une sentinelle ! »

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