« L’Hôtel des possibles »

Par Brigitte Niquet

Élisabeth Saint-Michel – L’Hôtel des possibles – Le Riffle, 2016 – 279 pages – 17€

[Au moment de mettre cet article en ligne, le site de l’éditeur bogue dramatiquement, mais ce blog de l’auteure est en pleine forme.]

Lauréate du dernier prix du Café littéraire de Lambersart avec « Captifs », Élisabeth Saint- Michel, après un détour par les nouvelles [1], nous revient avec un nouveau roman dont la ob_edd3a1_premiere-couv-format-moyensuperbe couverture, signée Isys Kad, attire d’emblée l’attention : le personnage, qui se révélera être Jean-François, y apparaît dans un patchwork de couleurs chaudes qui pourrait évoquer aussi bien le soleil que l’enfer, et dans une attitude qui pourrait être celle du tourment comme celle de la jouissance. Il ne reste plus qu’à lire pour en savoir plus…

Pour commencer, histoire de décontenancer le lecteur, il n’est question que de deux femmes, Juliette (la narratrice) et Josy, tout aussi paumées l’une que l’autre, à cette différence près que Josy est accro aux jeux du Casino, dont elle sort régulièrement essorée, alors que Juliette… Juliette quoi, au fait ? Eh bien, on n’en saura pas plus pour l’instant, sauf que sa vie est en débandade. Et voilà qu’entre en scène Jean-François, qui a priori n’a rien à voir avec les deux filles et semble évoluer dans un univers parallèle (onirique?) pour le moins déconcertant. Les chapitres suivants se focalisent tantôt sur elles, tantôt sur lui, tandis que d’autres personnages secondaires viennent s’adjoindre au trio. Pour pimenter le tout, nous avons droit de-ci de-là à des extraits (hilarants pour qui aime ce genre d’humour au second degré) du « Petit guide essentiel des expériences négatives ». Tout cela va finir par s’agencer et les interactions entre les personnages vont se préciser, mais patience… pas tout de suite. On peut cependant dévoiler, sans déflorer le sujet, que l’interaction entre Juliette et Jean-François est à la fois essentielle et pour le moins… originale.

Vous n’avez rien compris ? C’est normal, c’est un livre qu’on ne raconte pas, il faut le lire, tout simplement, et se laisser prendre à son charme singulier. Il ne peut pas laisser indifférent. J’espère vous en avoir donné le goût.

[1]     Putain de dimanche ! Le Riffle 2012


ob_5a7007_1ere-de-couverture-putain-du-dimanche 9782296118300fCritiques de La Voix du Nord et de Nord Eclair sur Putain de dimanche !

Captifs était publié chez L’Harmattan.

L’Hôtel des possibles peut être commandé à Cultura ou sur le blog de l’auteure.


Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s