Nos lectures d’août 2016

Lib Le BleuetOdile et Paul ont évoqué leur librairie préférée du Midi, Le Bleuet, à Banon. [Cliquez sur les images pour les agrandir.] Ce sont trois maisons dans lesquelles Paul se perd, et c’est visiblement un plaisir !  carte BanonOn y vient de très loin, c’est bien aménagé et on peut feuilleter les livres mais – et c’est un grand regret pour Paul – il n’y a pas d’ouvrage sur les chauve-souris ! Paul est un admirateur de Clément Ader qui, pour voler, avait pris exemple sur les chauves-souris… Et hop ! Il se met à dessiner une chauve-souris pendant qu’on discute. Paul aurait pu être un surréaliste belge. Mais, au fond, peut-être en est-il un sans le dire ?

bm_11969_657801Il nous a parlé de Nous serons comme des dieux, d’Eve de Castro (Albin Michel). Le Régent, Philippe d’Orléans est un débauché. Il n’est pas le roi, il n’a pas ses devoirs. Le livre se déroule dans une ambiance de passions dans laquelle on sent déjà la Révolution. Un excellent livre qui nous fait respirer l’air des débuts du XVIIIe s., un siècle opulent, encore riche, jouisseur, qui va devoir finir. Odile ajoute que l’écriture est très belle.

9782266263658Odile a lu avec délectation La petit boulangère du bout du monde, de Jenny Colgan (Pocket) : un vrai doudou ! Une jeune femme qui ne va pas très bien part en vacances sur une petite île. Elle trouve un logement chez une boulangère. Rencontres farfelues, petits bonheurs… dans une ambiance de beaux paysages (un parfum d’Angleterre), et l’espoir, celui d’un redressement.

9782266233644Agnès nous a parlé de ce livre qu’elle a beaucoup aimé, Le Montespan, dont elle a fait une critique pour ce blog → ici. Elle a lu également Le Diable sur les épaules, de Christian Carayon (Pocket). Ce thriller se déroule dans un village où une jeune femme vient d’être nommée instit’. Des meurtres sont perpétrés, dont l’auteur ne laisse ni traces ni indices. L’instit’ demande de l’aide à un de ses anciens amoureux… Bien écrit, agréable, un bon moment ! nous dit Agnès.

Odile en profite pour dire qu’à son avis, pour connaître un pays, il faut lire les polars locaux ! Paul est d’accord. Comment mieux connaître l’Angleterre, par exemple, qu’avec la Miss Marple d’Agatha Christie  ?

9782757845202Marie-Agnès a lu Le garçon incassable, de Florence Seyvos (Le Cercle-Points), sur la vie de Buster Keaton, mais pas que. L’auteur va aux U.S.A. pour retracer la vie de B. Keaton et des éléments lui font faire un parallèle avec la vie de son frère handicapé, notamment le sentiment, partagé par ces deux personnages, d’être un objet. Un étonnant double récit, bien écrit et intéressant.

9782709645782-001-X_0Dans un autre genre, elle a également lu Les bateaux ivres, de Jean-Paul Mari (Lattès). À l’époque des boat-people, l’Europe regardait les migrants d’un oeil bienveillant. Les choses ont changé. Le journaliste a voulu faire un récit choral : à travers quatre personnages ayant vécu en Afghanistan, en Erythrée… il recrée le vécu de migrants d’aujourd’hui. Un livre très documenté, et très bien écrit.

Serdan-VH-e1461425924377Annie-France a lu tellement de livres qu’elle ne sait pas lequel évoquer ! Tous ne lui ont pas plu, loin s’en faut. Elle mentionne La ville haute, d’Eliane Serdan (Serge Safran), qui parle de l’exil également ; de manière très délicate. Un livre assez court, qui avance par petites touches. Une petite fille venue du Liban dans le sud de la France rencontre un monsieur qui l’intrigue. Il est taiseux. En fait, il revoit en elle une amie d’enfance disparue et se décide à faire des recherches…

9782919176762-280x431Annie-France nous a aussi parlé du Jour de l’effondrement, de Michèle Astrud (Aux Forges de Vulcain). Un jeune homme de 16 ans tue son meilleur ami. Sa vie, bien sûr, devient bancale. Il repense tout le temps à cet événement et, après cinq ans, il revient sur les lieux, deux tours d’immeubles qui vont être détruites. Il y redécouvre son enfance…

Pierre a surtout fait des lectures de réflexion : deux  livres de mémoires d’Elie Wiesel, récemment décédé, sur la difficulté de la réintégration, son expérience aux Etats-Unis… Eclairants et intéressants. Danser sur un volcan, Espoirs et risques du XXIe siècle, de Nicolas Baverez (Albin Michel). Et Les portes du Néant de Samar Yazbek (Stock), un livre qui témoigne de la guerre en Syrie.

41f-urVHjXL._AC_US240_QL65_Catherine mentionne Palmyre, L’irremplaçable trésor, de Paul Veyne (Albin Michel), petit livre dans lequel l’historien vulgarise l’histoire de l’antique cité : ses peuples, son économie, son indépendance, les croyances qu’on y pratiquait, etc. Passionnant et facile à lire, assorti de quelques photos d’avant…

Pierre en profite pour signaler Mon musée imaginaire, de Paul Veyne (Albin Michel), sur la peinture italienne (version numérique ici) ; Pierre qui est en train de lire un polar en audio en se félicitant d’avoir essayé cette version. 9782367620312-001-X_0Il s’agit de Lontano, de Jean-Christophe Grangé, texte lu par Hugues Martel, 2 CD-MP3 (durée : 23h48 !) Editions Audiolib, 2015. Annie-France, qui lit beaucoup en audio, trouve ce format  particulièrement seyant aux polars, surtout le soir au lit, parce qu’écouter un livre en faisant le ménage, ce n’est pas terrible !

9782253194637-TAu chapitre des projets de lecture, Odile vient de commencer Les mouettes, de Sándor Márai (Poche). « Une quête amoureuse un peu spéciale, explique-t-elle. Il faut se laisser bercer par tous ces monologues… Le style évoque Zweig, tout une littérature centre-européenne à l’écriture élégante et fluide ». Odile aime beaucoup pour le moment ; elle nous en reparlera.

product_9782818039069_195x320 Dominique a très envie de lire le dernier Marie Darrieussecq, Être ici est une splendeur (P.O.L.) qui retrace la vie d’une femme peintre dont une exposition va bientôt se terminer à Paris – mais il est encore temps d’y courir (vous avez jusqu’au 21 août). Paula Modersohn-Becker, morte à 31 ans, a laissé un millier de peintures. Darrieussecq se base sur des correspondances, se refusant aux suppositions psychologiques, d’après un critique littéraire (mais j’ai personnellement du mal à le croire), s’intéressant à la dualité dans laquelle Paula M.-Becker s’est débattue : sa vie de femme et de mère d’une part, sa vie d’artiste d’autre part.

9782266255219Michel a très envie de lire Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak hâché de David Safier (Pocket) qui a l’air drôle !

Il a évoqué Hôtels littéraires dont vous trouverez la critique sur ce blog :  ici. Il a aussi lu plusieurs livres dont il nous a parlé parce qu’ils sont amusants, chacun dans son genre :

arton833-ec630Au Japon, ceux qui s’aiment ne disent pas je t’aime, d’Elena Janvier (Arlea) : sous ce nom se cachent trois jeunes françaises qui ont compilé sous la forme d’un dictionnaire « tout ce qui étonne, surprend, désarme ou force l’admiration d’une civilisation à l’autre » [note de l’éditeur].

9782253157762-TGrands Zhéros de l’Histoire de France, de Clémentine Portier-Kaltenbach (Poche) : l’histoire d’hommes et de femmes politiques, militaires et autres ; gaffeurs, lâches ou pas doués, comme – et ce n’est pas drôle – le Capitaine Cahumareys qui trouva le moyen de faire échouer la Méduse par temps calme et à marée haute et qui abandonna ses 140 marins… Ce qui est drôle, c’est la compilation des ratés et nullités, évidemment!

couv_I3Grandeur et décadence d’un peu tout le monde, de Will Cuppy (Wombat), un asocial qui a mal fini, hélas pour lui (voir la notice consacrée à l’auteur sur le site de l’éditeur) product_9782207261002_195x320mais qui a mis son savoir au service de l’humour pour peindre les grands de ce monde… depuis l’Antiquité. Très drôle !

L’art difficile de ne presque rien faire, de Denis Grozdanovitch (Denoël), un livre humoristique qui invite à vivre à son propre rythme, à profiter du moment présent…

Michel mention encore Le musée de l’innocence, d’Orhan Pamuk (Prix Nobel de littérature 2006) et surtout le musée, c’est-à-dire la maison qui est le décor du livre, dans laquelle l’auteur a rassemblé les objets du livre. Voir ici.

Couv valet de coeur - PP-largeEnfin, Michel a présenté un livre qui titillera les plus vieux d’entre nous : L’homme qui se souvient de tout (Premier Parallèle) : une méthode pour retenir sans difficulté sa liste de courses, par exemple, ou les noms des auteurs : Jesper Gaarskjaer et Troels Donnerbord 😉 . Encore faut-il se souvenir de la méthode, évidemment.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s